LEXIQUE TEXTILE

 

LEXIQUE

Aiguille.                Organe de la mécanique Jacquard et de la raquette.

Ame.                     Gros fil emprisonné dans les lisières tubulaires.

Analyse.               Recherche de la contexture des tissus.

Anguille.               Bielle servant à transformer le mouvement circulaire décrit par le pivot de marchure, fixé au volant en                  mouvement alternatif.

Armures.             Mode de croisement des fils avec les coups. Les armures clés sont : le taffetas, le luisant, les sergés et les satins.

Arrêt.                     Fils de chaîne d’armure taffetas ou luisant placés entre le fond et la lisière.

Avant.                    Partie de la navette où l’on place la canette.

Baissé, Levé       Expressions qui indiquent la position des fils en marchure.

Barres.                 1″ De soie: barres de verre sous lesquelles passe la chaîne.

A manchons: barre sur laquelle sont assujettis les manchons d’entraînement du ruban tissé.

                               3° Grand’barre: axe commun aux deux volants du métier

Barre à main : commande ancienne de tout le mouvement du métier. Actionnée à bras par l’ouvrier.

Bâti ou carcasse Ensemble des pièces de bois ou de fer formant l’ensemble du métier.

photos Musée La Fabrique 071

 

 

 

Battant.                  Organe du métier où se trouvent enchâssés les peignes et qui porte les navettes. Ce terme est encore employé pour désigner le nombre de passées de coups de trame sur la longueur d’un pouce (12 lignes).

 

 

 

 

 

Billot.                      Crosse bobine sur laquelle est enroulée la chaîne ourdie.

Bouchons.            Résidu de bourres sur des fils de chaîne défectueux.

Bout.                      Désigne le fil qui est enroulé sur la canette.

 

boyaux

Boyaux.                 Ressorts à boudin munis d’une boucle. Leur rôle est de donner la tension au fil de trame.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bras de battant   Pièces de bois verticales qui supportent le battant.

Brasses.              Bielles servant à transformer le mouvement circulaire des volants, en mouvement alternatif.

Brides.                  Pièces en fer assujetties à la banquine pour maintenir à une hauteur constante le ruban qui, sans cet appui, suivrait le mouvement de levé des fils.

Broche.                Petit fer servant d’axe aux canettes et aux bobines ou roquets.

Broché.                Effets décoratifs obtenus par des trames diverses.

Canettage.          Remplissage de la canette.

a)        A la déroulée : les spires de trame (bouts) sont très rapprochées les unes des autres.

b)       A fil croisé : les spires se croisent avec un écartement plus grphotos Musée La Fabrique 328and.

 

 

 

 

Canetière.           Mécanique servant à remplir les canettes.

 

 

 

 

 

 

 

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Canette.               Petite bobine ou tube sur lequel est enroulé le fil de trame et qui est placé sur la broche dans l’avant de la navette.

 

 

 

 

 

 

 

Cantre ou bobinière.    Châssis supportant les bobines ou roquets soit pour l’ourdissage ou le canettage.

photos Musée La Fabrique 102

 

 

 

 

 

 

 

Garniture              Série de cartons de raquette ou Jacquard reproduisant l’armure de cartons.  ou le dessin du tissu et              donnant le travail des planches ou des fils au métier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cerceaux.             Supports des cartons à la mécanique d’armure.

Chaîne.                  Ensemble des fils ourdis dans la longueur du tissu à fabriquer.

Charge.                 Poids à calculer suivant le nombre de fils qui est nécessaire au bon rendement de l’article à obtenir.

Les charges sont très variables, elles sont en fonction (lu nombre et de la grosseur des fils employés et aussi du tissu recherché. Ainsi, un taffetas portera une livre par 20 fils en rayonne Nm 60, et si le fil est du Nm 150, on ne mettra plus qu’une livre tous les 45 ou 50 fils. Plus le fil fin (en soie en particulier), plus on augmente le nombre de fils pour chaque livre. Les fils de lisière sont généralement plus chargés pour obtenir un meilleur bordage de la trame.

Collets.                   Boucles munies d’une corde qui servent à accrocher et soutenir les planches.

Coup.                      Se dit d’une passée de trame.

Couronne.              Châssis placé à l’arrière du métier qui doit supporter les poulies où passe la chaîne.

Crampons.            Glissières supportées par le battant pour le guidage des navettes.

Cylindre.                Pièce des mécaniques d’armure qui, par la perforation des cartons au lisage, commande le travail des fils (Jacquard) ou des planches pour les métiers tambour. Se dit aussi des machines à apprêter les tissus.

Défilés.                   Fils de chaîne incorporés provisoirement pour donner un aspect spécial aux bords et aux lisières.

Dents.                    (Du peigne). Intervalle compris entre deux fers, qui donne la qualité du tissu, suivant le nombre de fils passés dans chaque intervalle.

Embuvage.            Perte de longueur des fils de chaîne au tissage, variable suivant les armures.

Emoucheter.         Nettoyer les bourres et costes des fils de chaîne avant tissage. On émouchette aussi, pour le nettoyer, le ruban après fabrication.

Empoutage.           Nom donné à l’ensemble des cordes d’arcade du métier Jacquard.

Encroisage.           A l’ourdissage : Action de passer 2 encroix entre les fils pairs et les fils impairs, pour conserver l’ordre rigoureux des fils de chaîne, permettant ainsi un tordage parfait.

                                 Sur métier : Préparation de la chaîne pour le tordage des fils.

Encroix.                  Pièces du métier tambour, cames en forme de croix destinées à actionner les planches et aussi le passage de navettes.

Se dit aussi des fils passés à l’ourdissage pour maintenir le bon ordre des fils de chaîne.

Enfilage.                Ensemble des planches portant les lisses nécessaires à l’exécution d’un tissu donné. Désigne aussi le tracé graphique représentant l’ordre dans lequel les fils de chaîne doivent être placés.

Enserrage.           Fil de chaîne travaillant généralement en taffetas placé contre d’autres fils qui flottent pendant plusieurs coups consécutifs.

Ensouple.             Ensemble des fils ourdis d’une même longueur, placés sur un billot ou sur un rouleau.

Entrebats.             Faute d’un tissu dont les coups de trame sont irréguliers, produisant un effet de barreaux d’échelle.

Entrelacé.             Se dit d’un enfilage où les fils de chaîne, d’armures différentes, sont passés les uns par rapport aux autres dans un ordre irrégulier.

Enverjures.           Barres destinées à remplacer les cordelettes d’encroix. Sur les métiers tambour, les grands peignes placés devant la barre de soie produisent un effet similaire.

Eraillures.              Se dit d’un tissu dont les fils de chaîne sont déplacés ou plutôt écartés de leur place régulière.

Fausse passure   Défaut produit par quelques fils liés ensemble par une bourre qui les oblige à flotter  irrégulièrement

ou  lardure..

Flotté.                      Fil de chaîne levé ou baissé pendant plusieurs coups de trame ; fil de trame flottant au-dessus ou au-dessous des fils de chaîne.

Foule.                      Pour les peignes, la foule indique la hauteur des lamelles ou dents.Pour les lisses, la foule désigne la hauteur des lisses comprise entre les 2 planches.

Franges.                Ornement produit par le tissage sur les bords du ruban par l’emploi des défilés.

Fuseau.                  Tige en verre ou fer émaillé utilisée comme contrepoids dans lemétier Jacquard.

Garnissage.          Synonyme de couverture de la chaîne sur les coups de trame.

Glacé ou                Tissu dont la chaîne et la trame sont de couleurs différentes.

changeant.

Glaçure.                 Fil de coton passé à la place d’un coup de trame pour marquer le commencement et la fin de chaque pièce tissée.

Gomme.                 Dans le tissu élastique, désigne le fil de caoutchouc, vulgairement appelé fil de gomme.

Grippage.               Défaut caractérisé par un aspect boursouflé ou craquelé du ruban provenant d’une tension irrégulière, soit de la chaîne ou de la trame.

Laiton.                      Fil de métal utilisé dans la fabrication des tissus élastiques. Est

employé aussi dans le ruban, comme âme dans les lisières, pour donner de la tenue pour certains emplois spéciaux.

Levé.                      Se dit d’un fil au-dessus de la navette lors de son passage.

Liages.                   Mouvement des fils de chaîne en-dessus ou en dessous des coups de trame.

Ligne.                      La ligne est la mesure la plus généralement employée pour les articles rubans et rubans-velours. Le six-pouces avec les ciseaux et la loupe sont trois appareils nécessaires as tisseur et au technicien .  Un pouce qui correspond à 27,07 millimètres comprend 12 lignes.

Lisse.                     Organe en textile ou métal assujetti aux planches, qui porte en son milieu une ouverture appelée maillon dans laquelle passe le fil de chaîne.

Lissette.                 Fil de coton placé au commencement de l’ensouple pour indiquer le départ du tordage.

Loupe.                     Petit ustensile qui, ouvert, porte sur la face supérieure une loupe et sur l’autre face (appliquée au tissu) un carré de 3 lignes de côté qui sert à compter les fils de chaîne ou les coups de trame.

Maillon.                  Ouverture située au milieu de la lisse ; il existe des lisses à 2 maillons pour le tissage des pièces superposées et le velours.

Manchon.               Gros cylindre assujetti sur la barre à manchons, qui sert à enrouler le ruban (enroulage direct).

Le manchon à pressions implique un cylindre supplémentaire qui détermine la tension du ruban. L’enroulage étant indirect donne une plus grande régularité dans le battant ; il est indispensable pour les tissus destinés au moirage.

Marchure.              Angle formé par les fils qui lèvent et ceux qui restent au repos ou ceux qui baissent — disposition spéciale par pas ouvert et encroix.

Mariage.                 Défaut produit par 2 fils voisins qui font le même travail.

Marionnette           Accessoire du métier qui commande les navettes.

Mise en train.        Expression qui désigne tous les travaux préliminaires opérés sur  le métier avant le commencement du tissage. Encroisage de la chaîne, attachage des ensouples au ratelier lesquels sont ensuite amenés derrière l’enfilage pour être attachés aux peillères. Tordage, glissage des pièces, réglage de la marchure, etc.

OEil de navette.     Petit tube en verre où passe la trame à sa sortie de la navette.

Ourdissage.           Opération qui consiste à préparer les chaînes pour la mise en trait% soit sur ensouples ou rouleaux.

Passage.                 Espace compris entre deux crampons de battant.

 

 

passettes pour lisses

passettes pour lisses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passette.                Accessoire terminé par un petit crochet qui sert à passer les fils dans le maillon et dans les dents des peignes.

passette pour peigne

passette pour peigne

 

 

 

 

 

 

 

 

peigne

 

 

 

 

Peignes.                 Grands et petits — peignes en métal.

Le grand placé à l’arrière pour maintenir les fils des ensouples dans leur ordre d’ourdissage et dans un écartement correspondant à celui de l’enfilage.

Le petit, placé dans le battant, donne la vraie largeur et la qualité du tissu.

 

 

Planche.                  Désigne l’ensemble des cadres et des lisses y attachées. Il faut autant de planches que de fils de chaîne travaillant différemment.

Plaquage.                Faire plaquer signifie faire avancer le battant jusqu’au point où le peigne joint la dernière passée de trame.

Rapport ou  raccord.  Exprime le nombre de fils de chaîne ou de coups de transe nécessaires  pour que l’armure recommence.

Raquette.                Petite mécanique qui commande et soulève les planches. Elle possède 26 ou 32 crochets qui obéissent au piquage spécial des  cartons.

 

photos Musée La Fabrique 147

 

 

 

Ratière.                    Mécanique d’armures imprimant simultanément à certaines planches un mouvement de levé et à d’autres un mouvement de baissé.

 

 

 

 

 

 

 

Rebuttage.              Fléchissement du tissu au moment du photos Musée La Fabrique 098plaquage.

 

 

 

 

 

 

Régulateur.             Mécanisme d’entraînement du manchon, il est formé de roues dentées et de pignons, ce qui permet d’ajouter ou retrancher des coups de battant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rendue.                    Différence de largeur entre celle du petit peigne et celle obtenue après tissage.

Retrait.                      Différence de longueur dans les tissus élastiques et certains plissés.

Sabre.                       Nom donné à la bielle qui transmet le mouvement aux marionnettes.

Similinage.              Défaut produit par l’irrégularité de tension des chaînes.

Tambour(métier)   Métier dont les lisses sont assujetties à des planches.

Titre.                          Grosseur des fils indiquée en numéro métrique au kilo de matière.

Tordage.                    Consiste à réunir par torsion particulière chaque fil d’ensouple au fil passé dans l’enfilage préparé spécialement.

Trame.                       Fil à un ou plusieurs bouts, passé par la navette au moment où se fait la marchure.

Tuteur.                      Fil de chaîne généralement en coton placé dans les tissus élastiques parallèlement au fil de caoutchouc avec lequel il travaille constamment en mariage.